Les sols, un enjeu considérable : ici, en montagne et partout

jms2Ce 5 décembre est la journée mondiale des sols .
Un sol, c’est quelque chose qui paraît immuable, solide, établi, durable et constant…
Or, en moyenne, les spécialistes considèrent qu’un siècle est nécessaire à la formation d’un centimètre d’humus ! Notre terre agricole est donc le résultat d’un processus de formation du sol qui a pu s’étendre de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années…sol
C’est finalement une fine couche organique qui est essentielle pour notre survie sur la planète et d’abord le support de notre alimentation. Les sols permettent aussi d’absorber et de filtrer l’eau, de stocker beaucoup de carbone (lutte contre l’effet de serre) et constituent l’habitat de 80% de la biomasse vivante.

Sols de plaine
On détruit constamment des hectares de sols fertiles souvent pour quelques maisons mitant l’espace et aussi pour d’infâmes centres commerciaux jetant des milliers de voitures dans d’infernaux aller-retours polluants.
La Haute-Savoie gâchait encore récemment plus de 700 ha agricoles chaque année ! Sous la pression d’agriculteurs et d’associatifs conscients de la disparition rapide de ces bonnes terres, le rythme s’est ralenti autour de 450 ha perdus annuellement : Conseil Départemental, communes et collectivités diverses via les SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) ont ralenti cette destruction.
– Mais sans y mettre fin, à un moment où la question alimentaire mobilise de nombreux citoyens et des associations.
– A un moment où des pays achètent massivement, de manière préventive, des terres agricoles à l’étranger (la Chine, toujours en avance, a acquis en Asie, en Afrique, en France des centaines d’hectares de bonnes terres).
Quelques collectivités (Mouans-Sarthoux, Albi s/Tarn) ont compris qu’il revenait aux centres urbains de préserver les terres agricoles de leur périphérie.

Sols de montagne
Par ailleurs, nous vivons en terre alpine et même les sols de montagne sont menacés : ils subissent une érosion plus forte qu’ailleurs qui a des conséquences générales très importantes.interreg
Ainsi, pour le SAGE de l’Arve, le lien entre la qualité de l’eau et la protection des forêts et boisements d’alpage a été mis en évidence. Notamment grâce au programme Interreg de recherche « ALP’EAU », lancé en novembre 2008, qui avait associé SM3A, ONF, l’Office Fédéral suisse de l’Environnement, plusieurs cantons helvétiques…

Ces recherches nous ont éclairés sur le rôle protecteur de la forêt pour la préservation durable de la ressource en eau potable : voir le site d’Alp’eau

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abondance2
D’autres enjeux devraient nous mobiliser autour de cette préservation des sols de montagne.
Un milieu qui est étonnamment fragile.

 

J’ai découvert 9 petites vidéos, de 3 à 4 minutes chacune, sur le site suisse de l’Office Fédéral de l’Environnement : le focus est mis sur la réserve de biosphère de Nockeberge (Autriche), la vallée d’Abondance en Haute-Savoie, et la station de ski d’Andermatt (Suisse). Allez les voir !

La couche d’humus est particulièrement fragile en montagne, flore et biodiversité sont menacées par l’évolution des pratiques humaines qu’il nous faudrait maîtriser.
En Suisse, vous pourrez voir dans une des vidéos qu’ils arrivent à remettre des plaques de ‘gazon’ alpin, un véritable travail de jardinage en montagne !
L’invasion des alpages par les buissons d’aulne vert marque également une déprise du pâturage et constitue une menace. L’aulne ou vergne, que je nomme couramment arcosse comme le font nos paysans d’alpage en Savoie, prolifère au détriment de la préservation du milieu.

Fertilité
Enfin, dans plusieurs régions du monde une dégradation considérable de la qualité agricole des sols est enclenchée. C’est le paradoxe de l’agriculture intensive : nourrir l’humanité en détruisant le sol nourricier par des pratiques agressives, ne respectant la biologie des terrains et avec recours constant à des béquilles chimiques d’intrants, pesticides et herbicides. La potentiel de fertilité des sols se dégrade inexorablement. Ce sera un autre sujet.


Michel Butor, créateur pour chacune et chacun

Michel ButorAnnemasse Agglo a décidé de s’engager (9 voix contre et des absents parmi les conseillers communautaires, mais une majorité qualifiée des 2/3) pour prendre en charge la maison du livre d’artiste.
A partir du fonds Michel Butor, de la dynamique créative que l’écrivain a engagée, il s’agit de valoriser une démarche culturelle qui a un ancrage à Lucinges.

L’enjeu a bien été expliqué lors du dernier conseil communautaire, le 27 avril.
G. Doublet, 1er vice-président, a su, dans son intervention complémentaire, marquer que c’était une chance pour notre territoire d’avoir ainsi une figure à l’originalité reconnue au niveau international : Michel Butor n’a cessé de renouveler avec pétillement ses créations, notamment autour du livre-objet.

Historiquement et géographiquement, l’identité de notre territoire frontalier ne peut se construire sur le rivage d’un lac ou sur une situation exceptionnelle en montagne.
Notre force commune, c’est une situation privilégiée d’interface entre une active et reconnue Vallée de l’Arve et une métropole genevoise qui fait partie des Villes-monde.
Aussi, il faut assoir fortement ce pôle de facilitateur de mobilité et de hub géographique par une qualité de vie et de culture (sportive, associative, solidaire) arrimée à des lieux de créations variés.

Michel Butor en est depuis des années une figure emblématique. Il cultive aussi la poésie et l’un de ses écrits avait été mis en valeur en 2007 sur un site internet départemental. Ce texte, « Ce qu’on voit depuis l’Écart », est l’expression sensible de quelqu’un qui sait évoquer ce qui l’entoure pour aller vers le monde entier, en changeant de focale.
Lucinges, sur le flanc des Voirons, serait donc pour Butor l’équivalent de la gare de Perpignan pour Dali…
De soi au monde, à lire ici.


Lycées et « palmarès »

palmares Les journaux nationaux ont diffusé en mars un « palmarès des lycées », comme chaque année.
Il a été largement repris dans les médias départementaux.

Ces questions de performances au baccalauréat mériteraient un développement sur le financement de l’établissement, le profil sociologique de recrutement et la continuité des cohortes d’élèves, données qui sont occultées dans ces habituelles publications.

J’ai travaillé jadis ces questions statistiques sur d’autres niveaux scolaires et les biais de méthodes sont absolument déterminants pour comprendre si la transmission des savoirs (en tout cas ceux évalués par les examens, singulièrement pour le le bac dans le cas présent), se fait de manière performante.

Quelques considérations dans les publications journalistiques m’ayant agacé, je suis allé voir le travail du prestigieux « Café pédagogique », un site ressource sur les questions d’Education. Là, l’appréciation du travail pédagogique est différente.

Comme l’écrit François Jarraud, il faut croiser plusieurs résultats dans plusieurs séries, pour avoir les vrais indicateurs de performances :

« Connaissez-vous le lycée Henri Wallon d’Aubervilliers (93) ? Non ? C’est pourtant un des meilleurs lycées de France. Pour nous il cumule les bonnes places dans le peloton de tête des lycées français : second lycée pour la série S, troisième pour la série L, 13ème pour la série STMG. C’est le seul lycée que l’on retrouve ainsi 3 fois en haut des listes des indicateurs des lycées. Du moins dans la lecture qu’en fait le Café pédagogique.
S’il est impossible d’enfermer la réalité du travail effectué dans les établissements dans des statistiques, il est possible d’utiliser les indicateurs de résultats des lycées publiés par le ministère de l’éducation nationale pour dévoiler des traces de ce travail. Encore faut-il vouloir les chercher.
Parce qu’il y a plus de mérite à faire réussir les jeunes des quartiers populaires que de sélectionner parmi les bons élèves pour remplir ses terminales, le Café pédagogique exploite les statistiques ministérielles pour mettre en avant les lycées qui font vraiment réussir les jeunes qui ont besoin de l’éducation nationale. »

Merci donc au Café Pédagogique pour ce travail, intitulé le contre palmarès des lycées. Toute la présentation est à lire.

Car, trop souvent, les établissements scolaires sont le lieu des enfermements sociologiques.
Le communautarisme, l’entre-soi des beaux quartiers est une réalité très prégnante en France. Cela a notamment été montré par le travail des sociologues Michel Pinson et Monique Pinson-Charlot. Ils parlent ainsi, dans divers domaines, de « la violence des riches.  »
Une illustration ahurissante en a été donnée par ces personnes du XVIème arrondissement qui se sont « insurgées » contre un centre d’accueil le long du Bois de Boulogne : voir sur Marianne.
Il est désolant de constater que ces personnes ont plus d’argent sur leur compte en banque que d’élévation de pensée ou de courtoisie dans leur vocabulaire.

Ce communautarisme bourgeois crée une situation lourde d’errements, de potentiels chocs et fractures.
Le choix des établissements scolaires des enfants est un marqueur fort, au-delà de la question essentielle de la laïcité, de comportements constitutifs d’une classe de privilégiés.
Dans le domaine scolaire, le « Vivre-ensemble » tend à ne devenir qu’un trompe l’œil.

Alors saluons ces lycées qui ne trient pas leurs élèves entre la seconde et la terminale, ceux qui, contre les déterminismes sociaux, savent faire réussir des jeunes.

J’en ai tiré les indications en ne retenant que les établissements de Haute-Savoie classés ainsi dans ‘les 100 premiers’ en France :
Lyc_gli2
♦ Série S :
    – Le lycée des Glières (public), à Annemasse , est dans les 100 lycées les plus performants : N° 20

♦ Série ES :
    / … pas de lycée haut-savoyard dans les 100 premiers.

♦ Série   L :
    / …

♦ Série STMG :
    / …

♦ Série ST2S :
    – lycée Jeanne d’Arc (privé), Thonon-les-Bains : N° 9

♦ Lycées professionnels (lycées en production) :
    – lycée Charles Poncet (public), Cluses : N° 37
    – lycée professionnel Mont-Blanc (privé), Sallanches : N° 63
    – lycée professionnel CECAM (privé), St Jeoire en Faucigny : N° 67

♦ Lycées professionnels (lycées des spécialités services) :
    – lycée Guillaume Fichet (public), Bonneville : N° 24
    – lycée Les Cordeliers (privé), Cluses : N° 55

 

« Politique »

Les palinodies du gouvernement français actuel plombent la crédibilité de la politique comme engagement de confiance. Il y aurait trop à dire.A-Kahn
Je mentionnerai simplement –hors champ politique direct– les derniers positionnements d’Axel Kahn, qui est à la fois une conscience éthique et une personne modérée : eh bien, ses propos sont très sévères ici.

E-CosseEt, pour ma part, j’ai été très déçu de la décision d’Emmanuelle Cosse de postuler à un ministère.
Je ne crois pas que ce soit un intérêt matériel qui ait vraiment pesé dans son choix, elle a suffisamment montré son investissement dans ce qu’elle croyait.
J’ai eu l’occasion une fois d’échanger personnellement avec elle par mail. Elle avait été très pertinente.

Je pense surtout que face aux urgences actuelles (crise climatique majeure, lourde de beaucoup d’autres crises  ; mondialisation financière effrénée, délétère pour l’harmonie sociale), elle fait partie de ces générations qui veulent peser et pouvoir dire « j’ai fait ceci et j’ai essayé de faire cela : je ne suis pas resté commentatrice et spectatrice. »
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Savoie : une racine incontestable

600ansC’est le 600ème anniversaire du Duché de Savoie :
Le 19 février 1416, l’empereur Sigismond élèvait Amédée VIII, Comte de Savoie, au rang de Duc de Savoie.

C’était la reconnaissance d’une dynastie qui avait progressivement rassemblé, en cohérence, un territoire de part et d’autre des Alpes, contrôlant passages, vallées et cols.
Au-delà de l’aspect monarchique dont il faut savoir se détacher, se souvenir de notre Histoire, c’est aussi rappeler une manière de vivre marquée par l’enracinement montagnard et une fierté alpestre qui a fédéré ses habitants.
Duc


Amédée VIII (1383-1451) eut un parcours singulier, puisqu’il fut ensuite évêque, cardinal et … pape (anti-pape) !



Ses descendants croisèrent par mariage, la royauté française et ils continuèrent l’ambition ancestrale, en devenant rois de Sardaigne, et roi d’Italie.
La Savoie, devenue française en 1860, revint donc d’une tutelle transalpine mal assurée (c’est seulement en 1861 que fut créé le royaume d’Italie !) à la monarchie de Napoléon III puis à la centralisée République Française.

J’avais évoqué il y a un an ce sujet : voir ici.

Les 600 ans sont l’occasion d’un colloque à Chambéry.


Vélo pour le quotidien

panneaux
Ce sont deux panneaux dans Annemasse, en cette fin janvier et début février 2016 :
carrefour rue Camps ┴ rue Coquand.
J’ai beaucoup apprécié.

Indiquer pour les cyclistes des déviations possibles, c’est prendre au sérieux les déplacements à deux roues dans la Ville (et l’Agglo)

 

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Clic pour agrandir

C’est une vraie culture cycliste qui s’est installée de manière pérenne à Annemasse dans ce mandat municipal où plusieurs élu(e)s pratiquent au quotidien ce moyen de déplacements, où de très nombreux cadres fonctionnaires en font leur usage essentiel ainsi que de nombreux autres employé(e)s de la ville.

– Oui, c’est un problème si une cohérence des trajets, de manière sécurisée au mieux, n’est pas possible (cela se construit dans la durée dans une ville qui n’a pas un gabarit de rue adéquat.)
– Oui, c’est un problème si en cas de chute de neige, les services de voirie accumulent le trop plein de flocons dans les bandes cyclables. (il faut faire bouger progressivement ces pratiques)
– Oui, c’est un problème si l’on ne trouve pas répartis en de nombreux endroits, des points d’attache-vélos. Là, on commence à être bien à Annemasse 😉
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Laïcité : 9 décembre… en janvier !

Lors de la réunion mensuelle de travail entre élus et services du pôle espaces publics, le sujet de la plantation d’un arbre, à l’occasion de la COP21 (action proposée par l’association des maires) fut abordé en octobre. Un élu suggéra que l’on marque aussi les 110 ans de la loi de 1905, portant séparation des églises et de l’Etat, et que l’on plante également un arbre à cette occasion.
Un arbre c’est bien, deux arbres, c’est mieux !

Le principe fut ensuite validé en municipalité par le maire, pour un arbre fruitier dans un parc et un arbre d’ornement dans une école, en laissant faire les choix aux excellents services Parcs et Jardins de notre commune.

    • Le 25 novembre, dans le cadre d’un arbre pour le climat, c’est un pommier qui fut ainsi enraciné au Parc Olympe de Gouges.
    • Le 9 décembre, devait se dérouler la plantation d’un bel arbre d’ornement : date anniversaire de l’adoption du texte de 1905, texte porté par Aristide Briand et défendu par Jean Jaurès, qui a permis d’apaiser largement des tensions fortes entre les religions et le pouvoir d’Etat (clarification essentielle dans un pays aussi divers que la France) ainsi qu’entre religions elles-mêmes (sans remonter aux guerres de religion, encore au XVIIIème siècle, des protestants ont été enterrés dans leur propriété, n’ayant pas leur place au cimetière catholique du village).
Annemasse n’est pas la première dans le département, le maire d’Annecy ayant marqué à plusieurs reprises le 9 décembre de cette manière.

Malheureusement, le 9 décembre 2015, cela tombait pendant les élections régionales, pour lesquelles le maire d’Annemasse était candidat : l’Education Nationale indiqua, tardivement, que le devoir de réserve des institutions de l’Etat ne permettait pas de faire cette cérémonie dans une école d’Annemasse à ce moment là.

photo 56BISLa plantation fut donc reportée à janvier, à l’école Jean Mermoz, en présence de l’inspectrice de l’Education Nationale et du Directeur départemental des services académiques, avec l’engagement du directeur de l’école et d’enseignantes.
Le Tulipier de Virginie planté ce jour-là offrira à tous ses feuilles singulières, d’un vert marqué au printemps et, à l’automne, sa silhouette dorée, toujours plus forte, pour des centaines d’années.
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Charlie, la liberté proclamée

Cela fait un an.
J’ai été ému de revoir, dans différents documentaires passés cette semaine sur des chaînes télé, les fabuleux dessinateurs de l’équipe de Charlie, assassinés pour leurs combats émancipateurs.Sans titre 2

Ils n’ont pas été oubliés.
Parfois, célébrés à contre-sens.

De justes hommages et remerciements leur seront toujours dûs.


Le Charlie spécial 32 pages de la semaine a été à la hauteur.
Et le Canard Enchaîné a bien su rendre sa liberté au fabuleux Cabu :

Cabu3


Ne pas décevoir, ne pas déchoir

Nobs
Alors là, je suis atterré.

La déchéance de nationalité envers des bi-nationaux qui auraient commis un crime immonde, proposition de l’extrême droite, est fermement reprise par le Chef de l’Etat : c’est une catastrophe éthique.

Le jour même, dans le Nouvel Obs, une brève indiquait que tout cela ne pouvait pas aller bien loin !                                   ═>

Je ne suis pas de ceux qui « mangent » du François Hollande plusieurs fois par semaine et tout au long de l’année …
Il a su être la hauteur de son immense responsabilité, tant après les attentats contre Charlie et l’hyper casher que pour ceux du 13 novembre.

C’est pour cela justement que la demande présidentielle, ce 23 décembre, de l’inclusion de cette disposition dans le projet de loi constitutionnelle me choque profondément.

Il ne s’agit pas ici de se penser de droite ou de gauche, ou bien de jouer d’une polémique politicienne.
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L’insouciance ne sera plus.

Devise trinitaire
  Difficile de rester serein après le 13 novembre 2015.
  Difficile d’en parler tranquillement et dans tous ses aspects.
  Difficile de ne pas avoir pu partager largement notre émotion et notre détermination, avec tous les habitants, dans cette frustration des dispositifs nationaux de non rassemblement.

Je remets ici ce texte de l’écrivain Eric Emmanuel Schmitt qu’il a posté sur sa page FaceBook, le 22 novembre.
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Oui au référendum

referendums
Ce week-end, c’est référendum.
Enfin,… référendums.
(et non,  pas referenda, le terme initial latin, non accentué, étant devenu pleinement français)
 

  • 1/ En effet, le Parti Socialiste (par M. Cambadélis) a lancé une démarche référendaire avec quelques bureaux de votes et un site internet pour dire OUI à l’unité des forces de gauches et écologistes aux élections régionales de décembre.

J’ai voté OUI sur le site.
Je suis pour l’écologie positive. 
Et il est clair que, par exemple en Auvergne-Rhône-Alpes, il ne faut pas laisser passer Monsieur ‘droite décomplexée outrancièreWauquier à la tête de la Région.

Pour cela, il faut amener vers les urnes, le 6 décembre, le maximum de personnes qui se détournent actuellement du vote citoyen, car trouvant de moins en moins l’espace de convictions et de diversités dont ils sont proches. La liste du Rassemblement citoyen, écologique et solidaire permet à beaucoup de s’affirmer.
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EELV : journées d’été à Lille

Logo-Lille
J’ai participé, du 19 au 22 août, aux Journées d’Été d’EÉLV qui se déroulaient cette année à Lille :  travail sur la COP 21, la transition énergétique, le rôle des territoires, la question fortement émergente de la santé environnementale, etc.

Il n’y a pas eu de discussion sur les alliances, c’est ce qui a fait problème pour certains !
François De Rugy, député, voulait visiblement en parler.
La question nationale des alliances  ne se posait pas réellement en cet été 2015. La prochaine perspective électorale, ce sont les élections régionales.
– Dans certains régions, EELV se présentera en autonomie (d’ouverture : c’est-à-dire avec aussi des personnes non encartées, des militants associatifs).
– Nouveauté : en plusieurs régions, une alliance dès le premier tour se fera avec tout ou partie du Front de gauche. Des déceptions sur certains territoires avec des élus du PS et, surtout, un agacement certain par rapport à un manque d’engagement des gouvernements Hollande ont cristallisé chez des adhérents et militants EELV la conclusion d’une alliance électorale de premier tour avec d’autres forces. Ce sera ainsi le cas en Rhône-Alpes (ou plutôt Auvergne Rhône-Alpes : AURA). Tout cela a été débattu et validé, certes pas à l’unanimité, dès le début de l’été 2015.
Ailleurs, ce sera validé -ou pas- en septembre. Le 12 septembre par exemple, en Picardie-Nord & Pas-de-Calais.
Il n’y a donc pas d’uniformité hexagonale, il y a des configurations territoriales, des sensibilités diverses, des personnalités attractives ou dissuasives… Dans chaque région, les débats ont eu lieu et sont arbitrés.
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