Olympe de Gouges

Elle fut une femme majeure, animée d’élan politique : elle devint une ardente républicaine sous la révolution, mais elle s’opposa à la condamnation à mort de Louis XVI.

Olympe de Gouges publia en 1791 une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qui lui assura la place de première féministe de l’Histoire de France. Le projet fut refusé par la Convention.

Elle était un esprit étonnant, une femme pour qui le mot engagement avait un sens plein et entier.
Elle finira guillotinée en 1793, à 45 ans.
Citons quelques-uns de ses combats :
Elle milita contre l’esclavage, le Code Noir de Louis XIV et l’oligarchie colonialiste et esclavagiste. Elle écrivit d’ailleurs une pièce de théâtre (elle avait monté une troupe qui se produisait dans la région parisienne) intitulée L’esclavage des noirs, ou l’heureux naufrage.
Elle plaidait pour un impôt patriotique (il fallut attendre J. Caillaux pour instituer, au XXème siècle, un impôt progressif sur le revenu global)
Elle plaida pour créer un divorce légal ce qui fut fait.
Elle défendit des droits sociaux pour les femmes et la création de maternités.

Le président de la République n’a pas souhaité la panthéoniser : des 4 nouvelles personnes à entrer au panthéon, ce sont 4 anciens résistants qui seront honorés le 27 mai, date anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance. Les deux femmes honorées à juste titre seront Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz (avec Pierre Brossolette et Jean Zay).

La majorité féministe de l’assemblée municipale d’Annemasse a souhaité offrir à Olympe de Gouges un petit panthéon : c’est le tout nouveau parc-jardin de centre ville, autour de la Villa Tiberghien, qui va lui être dédié.
Inauguration, 5 rue du Faucigny,  ce samedi 9 mai, à 11h.parc