Michel Butor, créateur pour chacune et chacun

Michel ButorAnnemasse Agglo a décidé de s’engager (9 voix contre et des absents parmi les conseillers communautaires, mais une majorité qualifiée des 2/3) pour prendre en charge la maison du livre d’artiste.
A partir du fonds Michel Butor, de la dynamique créative que l’écrivain a engagée, il s’agit de valoriser une démarche culturelle qui a un ancrage à Lucinges.

L’enjeu a bien été expliqué lors du dernier conseil communautaire, le 27 avril.
G. Doublet, 1er vice-président, a su, dans son intervention complémentaire, marquer que c’était une chance pour notre territoire d’avoir ainsi une figure à l’originalité reconnue au niveau international : Michel Butor n’a cessé de renouveler avec pétillement ses créations, notamment autour du livre-objet.

Historiquement et géographiquement, l’identité de notre territoire frontalier ne peut se construire sur le rivage d’un lac ou sur une situation exceptionnelle en montagne.
Notre force commune, c’est une situation privilégiée d’interface entre une active et reconnue Vallée de l’Arve et une métropole genevoise qui fait partie des Villes-monde.
Aussi, il faut assoir fortement ce pôle de facilitateur de mobilité et de hub géographique par une qualité de vie et de culture (sportive, associative, solidaire) arrimée à des lieux de créations variés.

Michel Butor en est depuis des années une figure emblématique. Il cultive aussi la poésie et l’un de ses écrits avait été mis en valeur en 2007 sur un site internet départemental. Ce texte, « Ce qu’on voit depuis l’Écart », est l’expression sensible de quelqu’un qui sait évoquer ce qui l’entoure pour aller vers le monde entier, en changeant de focale.
Lucinges, sur le flanc des Voirons, serait donc pour Butor l’équivalent de la gare de Perpignan pour Dali…
De soi au monde, à lire ici.


Lycées et « palmarès »

palmares Les journaux nationaux ont diffusé en mars un « palmarès des lycées », comme chaque année.
Il a été largement repris dans les médias départementaux.

Ces questions de performances au baccalauréat mériteraient un développement sur le financement de l’établissement, le profil sociologique de recrutement et la continuité des cohortes d’élèves, données qui sont occultées dans ces habituelles publications.

J’ai travaillé jadis ces questions statistiques sur d’autres niveaux scolaires et les biais de méthodes sont absolument déterminants pour comprendre si la transmission des savoirs (en tout cas ceux évalués par les examens, singulièrement pour le le bac dans le cas présent), se fait de manière performante.

Quelques considérations dans les publications journalistiques m’ayant agacé, je suis allé voir le travail du prestigieux « Café pédagogique », un site ressource sur les questions d’Education. Là, l’appréciation du travail pédagogique est différente.

Comme l’écrit François Jarraud, il faut croiser plusieurs résultats dans plusieurs séries, pour avoir les vrais indicateurs de performances :

« Connaissez-vous le lycée Henri Wallon d’Aubervilliers (93) ? Non ? C’est pourtant un des meilleurs lycées de France. Pour nous il cumule les bonnes places dans le peloton de tête des lycées français : second lycée pour la série S, troisième pour la série L, 13ème pour la série STMG. C’est le seul lycée que l’on retrouve ainsi 3 fois en haut des listes des indicateurs des lycées. Du moins dans la lecture qu’en fait le Café pédagogique.
S’il est impossible d’enfermer la réalité du travail effectué dans les établissements dans des statistiques, il est possible d’utiliser les indicateurs de résultats des lycées publiés par le ministère de l’éducation nationale pour dévoiler des traces de ce travail. Encore faut-il vouloir les chercher.
Parce qu’il y a plus de mérite à faire réussir les jeunes des quartiers populaires que de sélectionner parmi les bons élèves pour remplir ses terminales, le Café pédagogique exploite les statistiques ministérielles pour mettre en avant les lycées qui font vraiment réussir les jeunes qui ont besoin de l’éducation nationale. »

Merci donc au Café Pédagogique pour ce travail, intitulé le contre palmarès des lycées. Toute la présentation est à lire.

Car, trop souvent, les établissements scolaires sont le lieu des enfermements sociologiques.
Le communautarisme, l’entre-soi des beaux quartiers est une réalité très prégnante en France. Cela a notamment été montré par le travail des sociologues Michel Pinson et Monique Pinson-Charlot. Ils parlent ainsi, dans divers domaines, de « la violence des riches.  »
Une illustration ahurissante en a été donnée par ces personnes du XVIème arrondissement qui se sont « insurgées » contre un centre d’accueil le long du Bois de Boulogne : voir sur Marianne.
Il est désolant de constater que ces personnes ont plus d’argent sur leur compte en banque que d’élévation de pensée ou de courtoisie dans leur vocabulaire.

Ce communautarisme bourgeois crée une situation lourde d’errements, de potentiels chocs et fractures.
Le choix des établissements scolaires des enfants est un marqueur fort, au-delà de la question essentielle de la laïcité, de comportements constitutifs d’une classe de privilégiés.
Dans le domaine scolaire, le « Vivre-ensemble » tend à ne devenir qu’un trompe l’œil.

Alors saluons ces lycées qui ne trient pas leurs élèves entre la seconde et la terminale, ceux qui, contre les déterminismes sociaux, savent faire réussir des jeunes.

J’en ai tiré les indications en ne retenant que les établissements de Haute-Savoie classés ainsi dans ‘les 100 premiers’ en France :
Lyc_gli2
♦ Série S :
    – Le lycée des Glières (public), à Annemasse , est dans les 100 lycées les plus performants : N° 20

♦ Série ES :
    / … pas de lycée haut-savoyard dans les 100 premiers.

♦ Série   L :
    / …

♦ Série STMG :
    / …

♦ Série ST2S :
    – lycée Jeanne d’Arc (privé), Thonon-les-Bains : N° 9

♦ Lycées professionnels (lycées en production) :
    – lycée Charles Poncet (public), Cluses : N° 37
    – lycée professionnel Mont-Blanc (privé), Sallanches : N° 63
    – lycée professionnel CECAM (privé), St Jeoire en Faucigny : N° 67

♦ Lycées professionnels (lycées des spécialités services) :
    – lycée Guillaume Fichet (public), Bonneville : N° 24
    – lycée Les Cordeliers (privé), Cluses : N° 55

 

Vélo pour le quotidien

panneaux
Ce sont deux panneaux dans Annemasse, en cette fin janvier et début février 2016 :
carrefour rue Camps ┴ rue Coquand.
J’ai beaucoup apprécié.

Indiquer pour les cyclistes des déviations possibles, c’est prendre au sérieux les déplacements à deux roues dans la Ville (et l’Agglo)

 

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Clic pour agrandir

C’est une vraie culture cycliste qui s’est installée de manière pérenne à Annemasse dans ce mandat municipal où plusieurs élu(e)s pratiquent au quotidien ce moyen de déplacements, où de très nombreux cadres fonctionnaires en font leur usage essentiel ainsi que de nombreux autres employé(e)s de la ville.

– Oui, c’est un problème si une cohérence des trajets, de manière sécurisée au mieux, n’est pas possible (cela se construit dans la durée dans une ville qui n’a pas un gabarit de rue adéquat.)
– Oui, c’est un problème si en cas de chute de neige, les services de voirie accumulent le trop plein de flocons dans les bandes cyclables. (il faut faire bouger progressivement ces pratiques)
– Oui, c’est un problème si l’on ne trouve pas répartis en de nombreux endroits, des points d’attache-vélos. Là, on commence à être bien à Annemasse 😉
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Laïcité : 9 décembre… en janvier !

Lors de la réunion mensuelle de travail entre élus et services du pôle espaces publics, le sujet de la plantation d’un arbre, à l’occasion de la COP21 (action proposée par l’association des maires) fut abordé en octobre. Un élu suggéra que l’on marque aussi les 110 ans de la loi de 1905, portant séparation des églises et de l’Etat, et que l’on plante également un arbre à cette occasion.
Un arbre c’est bien, deux arbres, c’est mieux !

Le principe fut ensuite validé en municipalité par le maire, pour un arbre fruitier dans un parc et un arbre d’ornement dans une école, en laissant faire les choix aux excellents services Parcs et Jardins de notre commune.

    • Le 25 novembre, dans le cadre d’un arbre pour le climat, c’est un pommier qui fut ainsi enraciné au Parc Olympe de Gouges.
    • Le 9 décembre, devait se dérouler la plantation d’un bel arbre d’ornement : date anniversaire de l’adoption du texte de 1905, texte porté par Aristide Briand et défendu par Jean Jaurès, qui a permis d’apaiser largement des tensions fortes entre les religions et le pouvoir d’Etat (clarification essentielle dans un pays aussi divers que la France) ainsi qu’entre religions elles-mêmes (sans remonter aux guerres de religion, encore au XVIIIème siècle, des protestants ont été enterrés dans leur propriété, n’ayant pas leur place au cimetière catholique du village).
Annemasse n’est pas la première dans le département, le maire d’Annecy ayant marqué à plusieurs reprises le 9 décembre de cette manière.

Malheureusement, le 9 décembre 2015, cela tombait pendant les élections régionales, pour lesquelles le maire d’Annemasse était candidat : l’Education Nationale indiqua, tardivement, que le devoir de réserve des institutions de l’Etat ne permettait pas de faire cette cérémonie dans une école d’Annemasse à ce moment là.

photo 56BISLa plantation fut donc reportée à janvier, à l’école Jean Mermoz, en présence de l’inspectrice de l’Education Nationale et du Directeur départemental des services académiques, avec l’engagement du directeur de l’école et d’enseignantes.
Le Tulipier de Virginie planté ce jour-là offrira à tous ses feuilles singulières, d’un vert marqué au printemps et, à l’automne, sa silhouette dorée, toujours plus forte, pour des centaines d’années.
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Canicule et ozone

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Nous sommes depuis plusieurs jours en canicule et ce sont aussi des périodes de forte production d’Ozone.
Ce gaz polluant et agressif n’est pas issu directement de la combustion comme peuvent l’être le NO2 (dioxyde d’azote) ou les particules de poussières.

L’ozone résulte de l’éclatement des particules de CO2 et NO2 sous l’effet de la chaleur.
Les molécules d’oxygènes se recombinent et forment de l’O3, de l’ozone.
Dans la stratosphère (10 à 60 km d’altitude), l’ozone est un filtre naturel qui protège la vie terrestre de l’action néfaste des UV du soleil : on parle de la couche d’ozone. Le « trou d’ozone » est une destruction partielle de ce filtre, liée à l’effet de certains polluants, notamment les fréons ou CFC, dont la production et la vente sont désormais interdites.
Dans la troposphère (0 à 10 km d’altitude), où chacun d’entre nous respire quotidiennement, les taux d’ozone devraient être faibles. Cependant, certains polluants dits précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils, se transforment sous l’action du rayonnement solaire, et donnent naissance à l’ozone. Les précurseurs proviennent principalement du trafic routier, de certains procédés et stockages industriels, ainsi que de l’usage de solvants (peintures, etc.).

[repris des sites de surveillance de la qualité de l’air]

L’ozone est donc un des polluants (d’été) surveillés par les organismes en charge de la qualité de l’air.
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Ville, chaleur et besoins essentiels

La canicule a été éprouvante.
Les villes ne sont pas les meilleurs endroits pour s’en protéger !

A Annemasse, cela n’a pas été très facile.  La difficulté me semble être beaucoup venue de la température des nuits ! Il est rare que, plusieurs soirs de suite, la température nocturne tombe aussi peu que jeudi 2, vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 , lundi 6 et mardi 7 juillet.
Et nous avons connu des journées hors normes : température officielle à Genève le jeudi 37,1°, le dimanche 37,9° et le mardi  39,7° !
Routes, murs, voitures restituent au long de la nuit les calories emmagasinées. Ce n’est pas la fraicheur des alpages et des vergers caractéristiques de notre Savoie…
Une ville est constituée d’îlots de chaleur urbaine.
« A Paris, l’écart de température entre le centre-ville et le bois de Boulogne – 6 kilomètres plus loin à peine – peut dépasser les 4 degrés la nuit (8° la journée) ».
diff-tempC’est même devenue un champs de travail scientifique comme dans cette remarquable recherche sur Paris présentée en carte interactive : chaleur sur la ville

Des articles  de presse ont pointé cette spécificité. Et ces réflexions aménent des pistes sur lesquelles il va bien falloir s’engager, plus encore que maintenant :

      • Préserver le végétal et du plein sol dans les villes.
      • Lutter contre les sources de chaleur créés par l’Homme.
      • Penser des entrées de fraîcheur dans la ville.
      • Jouer sur l’albédo (le pouvoir réfléchissant d’une surface) des bâtiments.
      • Utiliser l’eau en surface.

Eléments extraits d’un article de Rue89.

Le travail à venir sur le nouveau PLU d’Annemasse devra intégrer ces axes, je l’espère.

La question de l’eau est devenue cruciale, pouvoir se rafraîchir un moment essentiel. Chapeau au passage à ceux, femmes et hommes, qui faisaient pleinement le Ramadan et m’ont impressionné par leur volonté de sobriété totale en journée en cette période caniculaire.

Une ville, ce n’est sûrement pas que ses habitants. Il y a aussi tous ceux qui traversent Annemasse, les routards ou autres personnes vivant essentiellement dehors, dont des enfants.
Avec ce sujet, on doit bien saisir les deux aspects de la production d’eau potable (usine d’Etrembières et puits de pompage) et de l’assainissement par la station d’épuration d’Ocybèle. Ce sont deux responsabilités essentielles d’Annemasse Agglo.

Il faut ici souligner les choix essentiels dans la commune sur les sanisettes.
Le maire a a souhaité, il y a plusieurs années, que ces toilettes soient gratuites. Un essai avait été fait plusieurs mis sur la sanisette à la sortie de la gare : aucun problème. J’ai le souvenir de cette municipalité où Christian Dupessey a affirmé sa volonté de généraliser le principe de la gratuité pour les sanisettes.
A la première pensée, cela ne m’était pas apparu primordial. A la réflexion, cela l’est, c’est essentiel. C’est un respect des personnes et un respect de notre environnement.
J’ai le souvenir de rues entières de Marseille, en août dernier, où les odeurs d’urine étaient très désagréables. Et de cet incident à Annemasse, il y a quelques années, où un jeune sdf donnait des coups de pied dans la sanisette de la place des marchés. Je m’étais arrêté. Il m’expliqua qu’il avait mis une pièce et que cela ne fonctionnait pas et il n’avait plus d’argent. Un billet lui permit d’aller dans la brasserie proche.
Chacune et chacun a connu ce moment pénible, dans une ville de passage, de recherche de toilettes qui soient propres.
Et justement à Annemasse, la sensibilisation aux toilettes dans le monde entier avait été l’occasion d’un temps fort : rappel sur cet article.

Et puis, squares et parcs ont des fontaines.
J’ai vu, ce jeudi où j’ai fait une tournée dans Annemasse, les enfants s’arroser au parc du Pralère, un autre se rafraîchir au parc E. Maître, et les animaux aussi en profiter : oui, il faut penser à tous, plantes et êtres vivants ont aussi besoin d’eau.
Moments plaisirs pour tous : moineaux qui s’éclaboussaient, guêpes au bain et pigeons à la fête dans la flaque de la fontaine.


Il manque certes quelques fontaines, ici ou là…

Mince, tout n’est pas parfait à Annemasse !   😉
Pigeons

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Sans titre 4

 

 

 

F(I)N de partie

logoIl y avait 3 listes aux municipales de 2014, à Annemasse.
La troisième, FN, n’avait que 38 signatures valables sur 39 candidats : chaque candidat(e) doit signer son engagement électoral. Ce ne fut pas le cas d’une dame âgée, dont c’est la fille FN qui avait signé pour sa mère.
Informé avant le premier tour par une transfuge (liste FN  liste UMP ; vases … , vases communicants), l’avocat tête de la liste UMP avait engagé une procédure judiciaire. Pas vraiment pour sanctionner le FN et le rendre inéligible.
Pour refaire toute l’élection

Raison :
avec 47% la liste dans laquelle je travaille, « Annemasse ensemble, l’Avenir au quotidien », emmenée par Christian Dupessey, n’avait pas la majorité absolue.
Il y avait 8% d’écart avec la liste arrivée en second.
Et si …, si…, si …tous les votants FN (13%) avaient pu voter UMP, la liste sarkoziste pouvait faire 39 + 13 = 52 %. CQFD.
Pour rappel :
Il devient de plus en fréquent que la liste en tête n’atteigne pas la majorité absolue des votants (les votants, vous savez, ces citoyennes et citoyens qui prennent un moment, sur leur dimanche, pour mettre leur avis dans une urne !)
Ainsi, aux dernières municipales de 2014, un maire a été élu :
* à Annecy : avec 45% des exprimés (M. Rigaud).
* à Grenoble : avec 40% des exprimés (M. Eric Piolle).
* à Thonon : avec 39% des exprimés (M. Denais).

Groucho et Clemenceau Les instances de la justice administrative sont allées dans le sens du plaignant à – 8%.
La justice administrative semble être à la justice ce que la musique administrative est à la musique…
(Merci à Groucho Marx & Clémenceau !)

Nouvelle élection ce 28 juin 2015.
Les mêmes.
Et une quatrième liste :
    – bric et broc,
    – des personnes correctes et d’autres moins,
    – du ‘quartier’ mais pas du ‘quartier’,
    – communautariste (« musulmane ») cependant pas communautariste,
    – en lien et soutien avec la liste UMP -mais non, indépendante- …

Verdict :         Lire la suite

Vélo :
bon écho de la fête du 6 juin

Vélo-coeurs
Le samedi 6 juin, la fête du vélo a bien tenu toute sa place dans la ville … et une partie de la place de la Libération !
Sans compter la nocturne cycliste du soir pour les sportifs licenciés, en boucle parcourue à très vive allure !
– Le service des Sports a été au top (organisation, animation, parcours enfants, démontage, …).
Décathlon et Greentrack avaient un stand pour des démos de BMX et de vélos à assistance électrique.
Bourgeons avait invité un auto-entrepreneur qui est un artisan de l’entretien de vélo et de remontage ou d’une forme de tuning pour vélo (afin de le rendre personnalisé et unique). Il venait de démarrer son activité début mai et était ravi de son après-midi (partenariat sur le site de BouRgeons).
– Les vélos rigolos pour enfants, la « course contre X » et la balade avec les cyclos ont bien fonctionné.

Et l’activité 2015 nouvelle, pour laquelle je m’étais démené, a été la démo d’un sport encore rare : le polo-vélo.
Avec le club d’Annecy, le seul de Haute-Savoie pour l’instant, et le club de Genève.clubs

J’ai passé une partie de la matinée avec joueuses et joueurs ; puis, à midi, nous avons partagé en convivialité un repas au parc Montessuit. Il faisait un temps magnifique et avec l’expo des artistes du 3ème marché de l’art en plein air, j’ai encore plus apprécié ce beau fleuron annemassien des espaces publics nature.

Terrain POLO

Pour pratiquer ce que les anglo-saxons appellent « bike-polo », un terrain avait été dressé, enclos avec des palettes.
Je joins un plan figuratif pour qui voudrait en monter un, tout en palettes…Le terrain fait habituellement 40m sur 20 m ; nous avions réduit pour cette démo participative à environ 30m sur 18m.

J’ai testé ce sport de jeunes : pas facile de manœuvrer d’une main son vélo et de conduire la balle de l’autre : et puis, il y a une équipe en face qui ne vous laisse même pas faire ce que vous voulez !
J’ai eu un très bon retour des joueuses et joueurs de polo-vélo, très contents de leur journée.

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Déchets sauvages en ville

Déchets et campagne électorale

Poub-jaune Cela a provoqué chez moi un étonnement d’abord, puis une forme d’agacement et enfin un sourire désabusé, lors de cette campagne électorale municipale hors norme à Annemasse : des candidats, en incapacité d’avoir des projets consistants et à défaut de reproches majeurs à faire à la gestion actuelle de la commune, ont dénoncé des lieux de dépôts sauvages pour pointer un « laxisme municipal ».
Photographies à l’appui sur des pages « FaceBook ». Et ton scandalisé en commentaires.
Fort bien.

C’est un souci permanent que ces déchets abandonnés :
vieille télé, literie éclatée, frigo hors d’usage, armoire effondrée, chaise cassée, cartons divers, polystyrène d’emballage, … c’est un inventaire déprimant que l’on peut faire de ces débris d’objets quotidiens laissés dans la rue.

L’Agglomération constituée de 12 communes a organisé de longue date la gestion des divers déchets qui sont en fait des matières premières pour fabriquer d’autres produits.

– deux ramassages/semaine pour les ordures ménagères à Annemasse

– 4 déchetteries sur l’Agglo (4, c’est du luxe…) pour les gravats, les gros cartons, le polystyrène, les vieux appareils, le mobilier fichu, les huiles, etc, … Tout quoi !

couv-jauneun ramassage/semaine (nouveau, depuis ce mois de juin) pour papiers-journaux et plastiques-alu à mettre en poubelle à couvercle jaune située au domicile.

– des Points d’Apport Volontaire, ces conteneurs répartis dans toute la commune pour y amener le verre (et, de manière transitoire, encore les papiers et plastiques : tout cela sera progressivement supprimé pour être totalement « récolté » en poubelle à couvercle jaune. Ne restera bientôt que le conteneur pour le verre )
RTEmagicC_PAV_ConteneurJaune.JPG Lire la suite

Géothermie profonde – Géoforon : fin de partie

principes-techniques-usages
La demande de permis de recherche en géothermie profonde déposé par la société Géoforon a finalement été rejetée par le préfet de Haute-Savoie.
J’avais consacré une série d’articles à ce sujet.
Recherche blogue
Soit pas moins de 6 articles qui sont retrouvables par la section rechercher sur le blog en y tapant géothermie.


Le sujet nouveau, sa profondeur d’impact, l’ampleur du territoire concerné et une forme de brusquerie dans la démarche et la procédure avaient créé une grande émotion dans ce nord de la Haute-Savoie.
Ma démarche d’enquête sériait les questions de recherche en géothermie, la notion de propriété des recherches, les formules de gestion (public-privé) d’exploitation et de bénéfices ainsi que le lien avec le territoire géologique commun du bassin genevois.

La levée de boucliers dans certains secteurs, les inquiétudes sur l’eau et beaucoup des contributions critiques lors de l’enquête publique avaient montré que le projet tel que présenté n’était pas bon pour notre territoire et l’ensemble des habitants.

Voir ici l’article du Dauphiné Libéré.
Saluons la lucidité du préfet.

Il ne faut pas rejeter le principe de la recherche mesurée et contrôlée en géothermie et de son exploitation juridique en biens communs qu’il faudra patiemment construire.
Avec le canton de Genève et les collectivités françaises et les habitants.

Partageons la nécessité de la transition énergétique, dont fait partie le développement local des énergies renouvelables au service de tous.

Mai 2015 – Mai 1945

LOGO RAvec la fin de ce mois de mai se sont achevées les commémorations du temps des Jours Heureux, il y a 70 ans : la fin de la guerre en Europe et le retour des camps des déporté(e)s, l’élan vers une démocratie sociale.

Au niveau national, ce sont quatre anciens résistants qui sont entrés au Panthéon le jour anniversaire du 27 mai (date retenue comme célébrant la Résistance : le 27 mai 1943 se réunissait sous l’égide de Jean Moulin, et pour la première fois, le Conseil National de la Résistance. Il s’agissait d’unifier l’ensemble des grands réseaux de Résistance, d’assurer la présence des syndicats qui avaient recommencé les luttes et d’adjoindre les partis politiques non collaborationnistes. Tous reconnaissant la primauté du général De Gaulle à représenter la France Libre. Le CNR : L’Unité résistante !)

Le Panthéon a sur son fronton l’inscription « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ».
Et Jean Zay tout comme Pierre Brossolette sont suffisamment admirables pour que leur panthéonisation soit indiscutable.
Affiche rouge
En ces temps de haine de l’étranger, il eut cependant été judicieux d’en faire entrer un dans ce temple de la reconnaissance et de l’exemplarité, un de ces étrangers au cœur si français.
Nous savons le rôle essentiel des maquisards Espagnols républicains des Glières, et du nombre important d’italiens antifascistes dans la Résistance en France.
Ainsi que des hongrois, des polonais, des allemands antifascistes, etc.
Missak Manouchian aurait toute sa place au panthéon des Grands Hommes.

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Aux femmes admirables, la patrie reconnaissante ?
Il faut saluer l’initiative de rendre hommage à deux femmes, Germaine Tillon et Geneviève Anthonioz- De Gaulle. Elles ont résisté contre les nazis et elles ont continué à porter de forts engagements dans la société française, sur la question coloniale en Algérie, pour les pauvres et la dignité de tous.
Geneviève Anthonioz-De Gaulle disait : « Au fond, entre la Résistance et ATD Quart-Monde il y a un chemin commun : le refus de l’inacceptable ».

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Annemasse a honoré de manière remarquable ces 70 ans, sous la conduite de Nabil Louaar et Sophie Fradet, en charge alors comme élus du devoir de mémoire.
– Conférences : Témoignage de Noëlla Rouget (ancienne déportée), intervention de M.et Mme Eric Monnier (présentation de leurs travaux de recherches sur le retour des femmes des camps de concentration et de leur livre « Retour à la vie »), exposé de Robert Amoudruz et Guy Gavard sur Annemasse en 1944-1945
– spectacle fort, « Chronique d’un enfer », (suivi d’un échange avec Walter Bassan, président national de la FNDIRP)
– exposition dans le hall de la mairie dont un panneau spécifique sur Annemasse
– invitation à Marie José Chombart de Lauwe à donner son témoignage de déportée à Ravensbrück.
Le rôle de la gare d’Annemasse comme premier lieu de retour en France de déportées – dont Geneviève De Gaulle – a été donné à la connaissance de tous. Bien peu savaient ce rôle. Et le témoignage de Marie José Chombart de Lauwe, à la salle des conférences, fut remarquable. Elle aussi est revenue de l’enfer, elle a remis le pied pour la première fois en France, à Annemasse.
Grand officier de la Légion d’Honneur, Directeur de recherche honoraire du CNRS, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, elle est une des dernières grandes figures de la Résistance encore en vie. Dès 1940, à 17 ans, elle était entrée dans la Résistance, avec sa mère. Elles furent arrêtées en mai 1942.
« Marie-Jo » est déportée en Juillet 1943 au camp de concentration de Ravensbrück, où elle rencontre justement Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz,
Elle a connu aussi Mila Racine magnifique résistante, morte à 24 ans à Mauthausen, pour laquelle elle a dit son admiration sur son attitude en déportation.

Elle explique aux jeunes qu’elle a résisté à leur âge parce qu’elle a vu “Liberté, égalité, fraternité” remplacé sur les frontons de nos mairies par “Travail, famille, patrie”. »
Il y aurait beaucoup à raconter sur son parcours. Voir ici par exemple.
Livre Marie-Jo C d L

Elle vient de publier un livre qui paraissait en librairie le jour même de sa venue à Annemasse et que je me suis empressé d’acquérir.
L’ayant convoyée et accompagnée durant son séjour, j’ai eu droit à une dédicace qui m’a fait très plaisir.

Résister toujours…Dédicace360







A vélo, de plus en plus à Annemasse !



                    Samedi 6 juin
                    à  Annemasse
                    Fête du vélo !

   
Depuis longtemps, j’ai souhaité qu’au-delà des aménagements pro-vélo qui progressent sur la commune et de la prise en compte progressive des déplacements cyclables par l’Agglo, une animation accompagne les efforts matériels pour la mobilité douce.

La Ville d’Annemasse a poursuivi en 2014-2015 ses aménagements de voirie nécessaires aux déplacements à vélo :
– J’ai validé 14 mouvements supplémentaires de « Cédez le passage pour cycliste, au feu rouge ». (S’ajoutant aux 43 installés dès 2013, les premiers en Haute-Savoie)
– Des attaches-vélos ont été installés dans les groupes scolaires M. Cohn et Saint-Exupéry et dans le nouveau quartier du centre, à Chablais Parc.
– Dans le cadre des travaux de création du BHNS, des voies réservées bus/vélo continuent d’être réalisées. (notamment avenue de la Gare )
– La piste cyclable avenue E. Zola va se prolonger de quelques mètres et, comme validé par le groupe de travail avec les associations, profitera d’un aménagement spécifique et sécurisé permettant la traversée de l’avenue, pour rejoindre la rue Coquand via la rue J. Brel.
– Rue du Brouaz, une bande cyclable réservée à contresens de la circulation automobile sera créée dans le sens montant, d’ici la fin 2015.

Le nombre de cyclistes, en toutes saisons, a beaucoup augmenté en quelques années sur notre commune. La part modale visée dans le PDU (Plan de Déplacement Urbain, considéré au niveau de l’Agglo) est le doublement d’usagers cyclistes d’ici 2023 et je pense qu’elle peut représenter bien plus : Strasbourg est à 11% des déplacements effectués quotidiennement par les vélos. Copenhague, au froid climat, est davantage que les Pays-Bas, la référence absolue : en centre ville, plus de 50% de l’ensemble des déplacements sont effectués à vélo !
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