Annemasse : vertitude du Perrier

Ah, j’ai un blogue vraiment intermittent…
slow …comme une envie de dilater le temps entre la bousculade de tâches quotidiennes ordinaires et la vie municipale et associative (je garde pas mal d’activités détachées de mon mandat municipal).
Du « slow », du lent, ralentir…, encore un instant monsieur le bourreau !

Bon, il me faut quand même alimenter un peu cet espace… D’autant que je stocke nombre de « moitiés d’articles », il faudrait juste que je les finalise !

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En rentrant de vacances fin août et jusqu’à la mi-septembre où des feuilles commençaient à tourner et tomber, j’ai été frappé de la force du végétal dans le quartier du Perrier où j’habite maintenant depuis 15 ans. J’ai fait alors quelques photos, tant cela donnait un bel air à différents endroits du quartier, pour moi qui rentrait d’un sud-Ouest plus jaune.
C’est assurément dû aux espaces verts du Perrier, nombreux et diversifiés, aux massifs de fleurs entretenus par le service municipal mais surtout à la présence des arbres, en plein déploiement de leur verdure à cette époque. Et même jusqu’à cette fin d’été, certains produisent encore jubilatoirement de la chlorophylle, avides d’énergie grâce à ce chaud soleil de septembre 2014 !
Aussi, les immeubles se trouvent-ils souvent noyés dans un océan de vert qui fait du bien à tous.
Et même du bien à notre atmosphère :
– les arbres dans les villes peuvent éliminer les particules fines (PM 2,5µ) de l’atmosphère et par conséquent, améliorer la qualité de l’air et la santé humaine. (étude américaine concernant l’impact des arbres sur les concentrations de PM2.5 et la santé humaine, modélisé pour 10 villes des USA)
– il est préférable d’ailleurs de conserver nos arbres longtemps car ils peuvent, en grandissant, mieux absorber le CO2. (comme l’a démontré une étude de quarante chercheurs analysant des données remontant jusqu’à 80 ans en arrière et portant sur 670.000 arbres de 403 espèces différentes existant sur tous les continents.)

Sur Annemasse, nous avons près de de 4 900 arbres dans notre patrimoine.
Le choix de la municipalité, afin d’améliorer notre richesse arborée, est maintenant constant : 1 arbre abattu (vieillesse, maladies, exceptionnellement travaux indispensables) ce sont quasiment 2 arbres replantés. Des propriétés privées ont aussi de beaux spécimens.
J’aime bien plusieurs cèdres dans la ville et les saules vers les Gavilles, même s’ils ne peuvent pas rivaliser avec les magnifiques saules de Machilly & St-Cergues que j’ai plaisir à visiter de temps à autre, au long de la balade qui jouxte le Foron (magnifique travail du contrat de rivière).
Je signale ici, à propos des saules de ces communes voisines, les pages internet d’un amoureux des arbres.
J’apprécie également son évocation des tilleuls, l’espèce d’arbres la plus remarquable en divers points de Haute-Savoie et la malheureuse histoire de celui de Sixt-Fer-à-Cheval, tilleul attaqué par le sel de déneigement : Meristemes.