Arve et torrents :
violence des eaux !

Les crues en Haute-Savoie, entre le 1er mai et le 4 mai de cette année 2015, ont été exceptionnelles, notamment dans le bas de la vallée de l’Arve (mais aussi pour les Dranses du Chablais, notamment sur St Gingolph ; et les torrents des Aravis ;  et l’Arly, etc.)

Inondations, coulées de boue et mouvements de terrains ont impacté des routes, des habitations, des entreprises.
En bien des endroits, c’est l’équivalent d’un mois de pluie qui est tombé en une seule journée, la conjonction sur l’ensemble du territoire faisant confluer énormément d’eau en basse vallée sur le genevois.

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A Genève, le 2 mai, le débit s’est élevé à 905 m3/s (battant ainsi de 50 m3/s la crue historique de 1968) et encore à 800 m3/s le 4 mai à huit heures du matin.
Image-graphique

 

La station hydrologique du Bout du Monde donne le relevé du débit, heure par heure, tout au long de l’année: j’avais fait une copie d’écran le 2 mai (cliquez sur l’image pour l’avoir en pdf).
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Canicule et ozone

Ozone_Diagram
Nous sommes depuis plusieurs jours en canicule et ce sont aussi des périodes de forte production d’Ozone.
Ce gaz polluant et agressif n’est pas issu directement de la combustion comme peuvent l’être le NO2 (dioxyde d’azote) ou les particules de poussières.

L’ozone résulte de l’éclatement des particules de CO2 et NO2 sous l’effet de la chaleur.
Les molécules d’oxygènes se recombinent et forment de l’O3, de l’ozone.
Dans la stratosphère (10 à 60 km d’altitude), l’ozone est un filtre naturel qui protège la vie terrestre de l’action néfaste des UV du soleil : on parle de la couche d’ozone. Le « trou d’ozone » est une destruction partielle de ce filtre, liée à l’effet de certains polluants, notamment les fréons ou CFC, dont la production et la vente sont désormais interdites.
Dans la troposphère (0 à 10 km d’altitude), où chacun d’entre nous respire quotidiennement, les taux d’ozone devraient être faibles. Cependant, certains polluants dits précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils, se transforment sous l’action du rayonnement solaire, et donnent naissance à l’ozone. Les précurseurs proviennent principalement du trafic routier, de certains procédés et stockages industriels, ainsi que de l’usage de solvants (peintures, etc.).

[repris des sites de surveillance de la qualité de l’air]

L’ozone est donc un des polluants (d’été) surveillés par les organismes en charge de la qualité de l’air.
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Ville, chaleur et besoins essentiels

La canicule a été éprouvante.
Les villes ne sont pas les meilleurs endroits pour s’en protéger !

A Annemasse, cela n’a pas été très facile.  La difficulté me semble être beaucoup venue de la température des nuits ! Il est rare que, plusieurs soirs de suite, la température nocturne tombe aussi peu que jeudi 2, vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 , lundi 6 et mardi 7 juillet.
Et nous avons connu des journées hors normes : température officielle à Genève le jeudi 37,1°, le dimanche 37,9° et le mardi  39,7° !
Routes, murs, voitures restituent au long de la nuit les calories emmagasinées. Ce n’est pas la fraicheur des alpages et des vergers caractéristiques de notre Savoie…
Une ville est constituée d’îlots de chaleur urbaine.
« A Paris, l’écart de température entre le centre-ville et le bois de Boulogne – 6 kilomètres plus loin à peine – peut dépasser les 4 degrés la nuit (8° la journée) ».
diff-tempC’est même devenue un champs de travail scientifique comme dans cette remarquable recherche sur Paris présentée en carte interactive : chaleur sur la ville

Des articles  de presse ont pointé cette spécificité. Et ces réflexions aménent des pistes sur lesquelles il va bien falloir s’engager, plus encore que maintenant :

      • Préserver le végétal et du plein sol dans les villes.
      • Lutter contre les sources de chaleur créés par l’Homme.
      • Penser des entrées de fraîcheur dans la ville.
      • Jouer sur l’albédo (le pouvoir réfléchissant d’une surface) des bâtiments.
      • Utiliser l’eau en surface.

Eléments extraits d’un article de Rue89.

Le travail à venir sur le nouveau PLU d’Annemasse devra intégrer ces axes, je l’espère.

La question de l’eau est devenue cruciale, pouvoir se rafraîchir un moment essentiel. Chapeau au passage à ceux, femmes et hommes, qui faisaient pleinement le Ramadan et m’ont impressionné par leur volonté de sobriété totale en journée en cette période caniculaire.

Une ville, ce n’est sûrement pas que ses habitants. Il y a aussi tous ceux qui traversent Annemasse, les routards ou autres personnes vivant essentiellement dehors, dont des enfants.
Avec ce sujet, on doit bien saisir les deux aspects de la production d’eau potable (usine d’Etrembières et puits de pompage) et de l’assainissement par la station d’épuration d’Ocybèle. Ce sont deux responsabilités essentielles d’Annemasse Agglo.

Il faut ici souligner les choix essentiels dans la commune sur les sanisettes.
Le maire a a souhaité, il y a plusieurs années, que ces toilettes soient gratuites. Un essai avait été fait plusieurs mis sur la sanisette à la sortie de la gare : aucun problème. J’ai le souvenir de cette municipalité où Christian Dupessey a affirmé sa volonté de généraliser le principe de la gratuité pour les sanisettes.
A la première pensée, cela ne m’était pas apparu primordial. A la réflexion, cela l’est, c’est essentiel. C’est un respect des personnes et un respect de notre environnement.
J’ai le souvenir de rues entières de Marseille, en août dernier, où les odeurs d’urine étaient très désagréables. Et de cet incident à Annemasse, il y a quelques années, où un jeune sdf donnait des coups de pied dans la sanisette de la place des marchés. Je m’étais arrêté. Il m’expliqua qu’il avait mis une pièce et que cela ne fonctionnait pas et il n’avait plus d’argent. Un billet lui permit d’aller dans la brasserie proche.
Chacune et chacun a connu ce moment pénible, dans une ville de passage, de recherche de toilettes qui soient propres.
Et justement à Annemasse, la sensibilisation aux toilettes dans le monde entier avait été l’occasion d’un temps fort : rappel sur cet article.

Et puis, squares et parcs ont des fontaines.
J’ai vu, ce jeudi où j’ai fait une tournée dans Annemasse, les enfants s’arroser au parc du Pralère, un autre se rafraîchir au parc E. Maître, et les animaux aussi en profiter : oui, il faut penser à tous, plantes et êtres vivants ont aussi besoin d’eau.
Moments plaisirs pour tous : moineaux qui s’éclaboussaient, guêpes au bain et pigeons à la fête dans la flaque de la fontaine.


Il manque certes quelques fontaines, ici ou là…

Mince, tout n’est pas parfait à Annemasse !   😉
Pigeons

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