A vélo, de plus en plus à Annemasse !



                    Samedi 6 juin
                    à  Annemasse
                    Fête du vélo !

   
Depuis longtemps, j’ai souhaité qu’au-delà des aménagements pro-vélo qui progressent sur la commune et de la prise en compte progressive des déplacements cyclables par l’Agglo, une animation accompagne les efforts matériels pour la mobilité douce.

La Ville d’Annemasse a poursuivi en 2014-2015 ses aménagements de voirie nécessaires aux déplacements à vélo :
– J’ai validé 14 mouvements supplémentaires de « Cédez le passage pour cycliste, au feu rouge ». (S’ajoutant aux 43 installés dès 2013, les premiers en Haute-Savoie)
– Des attaches-vélos ont été installés dans les groupes scolaires M. Cohn et Saint-Exupéry et dans le nouveau quartier du centre, à Chablais Parc.
– Dans le cadre des travaux de création du BHNS, des voies réservées bus/vélo continuent d’être réalisées. (notamment avenue de la Gare )
– La piste cyclable avenue E. Zola va se prolonger de quelques mètres et, comme validé par le groupe de travail avec les associations, profitera d’un aménagement spécifique et sécurisé permettant la traversée de l’avenue, pour rejoindre la rue Coquand via la rue J. Brel.
– Rue du Brouaz, une bande cyclable réservée à contresens de la circulation automobile sera créée dans le sens montant, d’ici la fin 2015.

Le nombre de cyclistes, en toutes saisons, a beaucoup augmenté en quelques années sur notre commune. La part modale visée dans le PDU (Plan de Déplacement Urbain, considéré au niveau de l’Agglo) est le doublement d’usagers cyclistes d’ici 2023 et je pense qu’elle peut représenter bien plus : Strasbourg est à 11% des déplacements effectués quotidiennement par les vélos. Copenhague, au froid climat, est davantage que les Pays-Bas, la référence absolue : en centre ville, plus de 50% de l’ensemble des déplacements sont effectués à vélo !
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Élections municipales : à Annemasse, on recommence !

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Le Conseil d’État a délibéré pour l’annulation des élections municipales d’Annemasse.

La raison :
3 listes étaient candidates en mars 2014, tant au premier tour qu’au deuxième tour.
Au final :
– celle de Christian Dupessey, réélu maire, a obtenu 47,4%
– celle de l’UMP, de L. Mermet, a fait 39,5%
– celle du FN, de J. Capasso, a fait 13,1%
Or, une femme de 82 ans, placée en 32ème position (sur 39) de la liste du FN, n’avait pas signé son engagement de candidature : c’était sa fille, également candidate, qui l’avait fait pour elle.

Le candidat de l’UMP, informé, avait déposé, après le deuxième tour, un recours en annulation globale de l’élection, auprès du tribunal administratif de Grenoble qui l’avait suivi.
Le maire d’Annemasse avait ensuite fait un appel, c’est-à-dire un recours devant le Conseil d’État.

Pour le Conseil d’État, il faut refaire toute l’élection (délibéré du 22 mai).
Ce qui ne pourra se faire au mieux que tout à la fin juin (et pour un deuxième tour, début juillet….) ou alors en septembre !
A la différence des situations ordinaires où les sortants assurent la continuité jusqu’à l’élection suivante, là, il n’y aura plus de conseillers municipaux ni de maire à partir de l’arrêté du préfet de Haute-Savoie qui entérinera la décision du CÉ : seulement 3 personnes nommées par le préfet pour « assurer les affaires courantes » à Annemasse.

La situation est assez inédite :
– la liste qui a remporté les élections n’est en rien fautive. Il s’agit d’une faute dans la liste du FN, arrivée N°3.
– De plus, si une sanction du tribunal administratif avait suspendu les deux élus du Front lepéniste pendant 3 mois, depuis, ils avaient repris leurs places au conseil municipal
Bien mieux, ils ne sont pas inéligibles, a indiqué le Conseil d’État, et le même fautif qui conduisait une liste lepéniste avec 38 signatures valides sur 39, conduira probablement une nouvelle liste !
Les décisions de justice administrative peuvent être étonnantes

C’est justement ce qui m’est souvent exprimé spontanément par d’autres élus que j’ai rencontrés, hors de l’Agglo : l’incompréhension est générale.
Et aussi par ce copain, ancien responsable sportif, qui me disait : « Dans un tournoi, si l’équipe classée 3ème ou 4ème a fauté, on la sanctionne d’une manière ou d’une autre, mais pas l’équipe qui a gagné sans commettre d’erreurs. »
Oui, mais en politique, visiblement, on n’est pas en sport.
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Méli-mélo

melimeloMélange, cocktail, macédoine, pot pourri, les mots ne manquent pas pour désigner un méli-mélo de sujets variés.
Miscellanées serait trop littéraire pour mon propos. C’est une spécialité mijotée par Joël Périno, que j’ai bien connu à St-Julien-en-genevois, et qui cultive le goût des mots sur son excellent ‘Joueb’.

 

donc, article méli-mélo, en bigarrure :

– Sortir intelligemment le week-end prochain.
Débats en Haute-Savoie :

CRHA, l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, n’a pas abandonné les Glières, contrairement à un comédien, ex-président de la République, qui n’a jamais su transformer son show médiatique électoraliste de 2007 en l’élevant en devoir de mémoire.
L’association CRHA organise son rendez-vous annuel  :
⇒ samedi 23 mai, à Thorens-Glières, son Forum des résistances (avec en prélude, dès le vendredi soir, « le cabaret des jours heureux » par la compagnie « AliasVictor ») : riche programmation de débats, et aussi de films et d’expos, à découvrir ici. Je signale notamment la venue de Florence Aubenas, Serge Quadruppani, Yannis Youlountas, Jean-Marie Harribey, Vincent Drezet, Clémentine Autain, Paul Ariès, François Ruffin et bien d’autres.
dimanche 24 mai, sur le plateau, l’édition 2015 de Paroles de résistance, avec Walter Bassan, Annette Beaumanoir, Irène Frachon, Denis Robert, Jean-Claude Lenoir, etc.

– Ménard ? Vous avez dit Ménard ?
Les dérapages du zozo de Béziers n’ont pas manqué depuis 1 an. Et la laïcité qu’il feint de proclamer est, tout à l’opposé, un combat pro-catholique et de guerre religieuse ! Maintenant, responsable de sa ville et donc de tous les enfants en premier lieu, il vient de faire éclater son racisme et son incompétence en mélangeant prénoms, religions, difficultés sociales.IMG_0447
Tout n’est pas superposable !
Et en tous cas, ce n’est pas dans les médias qu’on se coltine le réel.
                        Un spectre grotesque hante la République…
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8 mai, Pas de vergogne, l’extrême droite!

LogoNous avons commémoré les 70 ans de la fin de la terrible deuxième guerre mondiale, et la cérémonie à Annemasse a été rehaussée par la lecture de textes de qualité par des jeunes collégiens et lycéens.
Et à Paris même, ce 8 mai, ce sont des jeunes du lycée annemassien des Glières qui recevaient, avec leur professeur, M. Olivier Ramires, le premier prix du concours national de la Résistance pour leur film. On peut voir cette vidéo ici : « Annemasse, retour vers la République » (30′).
Et ils furent aussi accueillis dans le Grand Journal de Canal+ : voir ici.

Cette guerre (qui va se continuer en Asie jusqu’à la reddition du Japon, le 2 septembre 1945) laissa en Europe un bilan sans équivalent dans l’Histoire, avec cinquante millions de morts militaires et surtout civils sur notre continent (évaluation : 400.000 Américains, 400.000 Britanniques, 600.000 Français, huit millions d’Allemands, près de vingt millions de Soviétiques, les millions de déportés, etc).

La capitulation de l’Allemagne nazie est la défaite totale d’une vision politique raciste et expansionniste.
L’installation et la montée en puissance, au cours des années 1920 à 1939, en Italie, en Allemagne, en Espagne, de régimes fascistes et militaristes, a permis la mise en place, au cœur de l’Europe, du plus incroyable système de ségrégation reposant sur la xénophobie puis l’extermination des « autres » : cette question n’est pas un détail de l’histoire, bien au contraire, c’est la matrice du système nazi.
Et cela détermina aussi la structuration progressive du régime de Vichy, Pétain faisant dès le début promulguer des lois antilaïques ségréguant les juifs français, puis déportant les juifs étrangers, puis tous les juifs.
Ces collabos vichyssois qui ne parlaient que de « défendre la France et les français », ne cessaient de se soumettre à l’Allemagne hitlérienne, de pourchasser les Résistants et de dénoncer les « étrangers », main dans la main avec les nazis.

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Olympe de Gouges

Elle fut une femme majeure, animée d’élan politique : elle devint une ardente républicaine sous la révolution, mais elle s’opposa à la condamnation à mort de Louis XVI.

Olympe de Gouges publia en 1791 une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qui lui assura la place de première féministe de l’Histoire de France. Le projet fut refusé par la Convention.

Elle était un esprit étonnant, une femme pour qui le mot engagement avait un sens plein et entier.
Elle finira guillotinée en 1793, à 45 ans.
Citons quelques-uns de ses combats :
Elle milita contre l’esclavage, le Code Noir de Louis XIV et l’oligarchie colonialiste et esclavagiste. Elle écrivit d’ailleurs une pièce de théâtre (elle avait monté une troupe qui se produisait dans la région parisienne) intitulée L’esclavage des noirs, ou l’heureux naufrage.
Elle plaidait pour un impôt patriotique (il fallut attendre J. Caillaux pour instituer, au XXème siècle, un impôt progressif sur le revenu global)
Elle plaida pour créer un divorce légal ce qui fut fait.
Elle défendit des droits sociaux pour les femmes et la création de maternités.

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